Le Secrétariat Exécutif National de l’APR se félicite de la décision du Conseil constitutionnel déclarant la loi adoptée le 29 juin 2026 contraire à la constitution du Sénégal. Selon l’instance dirigeante de l’APR, cette séquence institutionnelle « inédite » confirme « l’improvisation qui entoure la réforme fondamentale ». « Il est pour le moins paradoxal que l’auteur même de l’initiative présidentielle s’est trouvé contraint de saisir le juge constitutionnel pour résoudre un conflit né d’une démarche politique solitaire, sans consultation préalable », relève-t-il, avant de rappeler qu’une Constitution « ne saurait être modifiée au gré des circonstances politiques ou des rapports de force du moment ». Pour le SEN de l’APR, elle constitue le socle de la stabilité de l’État et appelle une méthode plus inclusive et impartiale, fondée sur le consensus, la transparence et le respect des institutions.
En outre, le SEN considère que cette réforme était dépourvue de la sérénité indispensable à toute révision constitution.
D’après un communiqué dont copie nous a été transmise hier, le SEN s’est réuni jeudi, pour un examen approfondi de la situation politique, institutionnelle, économique et organisationnelle de notre pays.
Le SEN a, par ailleurs, exprimé sa « profonde » préoccupation devant la dégradation continue des conditions de vie des populations. « Le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), pourtant moment essentiel de définition des grandes orientations des finances publiques, s’est déroulé dans une quasi-indifférence générale. Aucune vision claire, aucune stratégie crédible de relance, aucune réponse convaincante aux inquiétudes des ménages, des entreprises ou des investisseurs n’en est ressortie. Le pays demeure confronté à une croissance ralentie, à une contraction de l’investissement privé, à une baisse de la confiance économique et à une détérioration persistante du climat des affaires », a indiqué le SEN.
L’Alliance pour la République se dit, en outre, résolument engagée à mener jusqu’au bout le combat contre l’injustice et l’arbitraire qui rythment l’actualité politique nationale depuis l’avènement du Pastef. Maodo Malick Mbaye, Alioune Badara Ly, Mamadou Gueye, Ismaila Madior Fall, Lat Diop, Pape Malick Ndour, Daha Diallo, Gainde Macky et Jérôme Bandiaky, n’ont rien à faire en prison ou en résidence surveillée. L’APR appelle ainsi à maintenir la mobilisation pour obtenir la liberté totale de toutes les personnes injustement poursuivies ou incarcérées.
Par Ibrahima DIOP




































