Réuni en Comité exécutif national (Cen) à Louga du 17 au 19 juillet 2026, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) affiche sa vigilance face à la réforme annoncée de la fonction publique. Le syndicat prévient qu’il ne tolérera aucune remise en cause des droits et acquis de ses membres et se dit prêt à engager toutes les actions nécessaires pour les défendre.
Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) hausse le ton. À l’issue de son Comité exécutif national (Cen), tenu du 17 au 19 juillet 2026 à Louga, l’organisation syndicale a réaffirmé sa détermination à suivre de près le processus de réforme de la fonction publique engagé par les autorités. Dans une résolution adoptée à l’issue des travaux, le Sames indique se mettre en veille permanente afin de s’assurer que cette réforme ne porte atteinte ni aux droits statutaires, ni aux avantages professionnels des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du secteur public. Il estime que toute réforme de l’administration publique doit impérativement préserver les acquis des travailleurs et garantir une amélioration des conditions d’exercice des professionnels de santé, plutôt qu’une remise en cause de leurs droits. Durant cette rencontre deux importantes thématiques ont été abordées.
Il s’agit de : « Le contrat de travail dans la fonction publique: enjeux, spécificités et perspectives pour les membres du Sames », où les experts ont mis en lumière les enjeux du contrat de travail dans la fonction publique sur le statut et la carrière des praticiens, et « la vie syndicale ». Pour cela, un groupe de travail technique a été mis en place par le Syndicat pour contribuer aux réformes en cours. Par ailleurs, il exhorte l’État à asseoir un environnement propice à un dialogue social sincère et constructif, et à son implication pleine et entière dans toute réforme touchant au statut, au contrat de travail et à la rémunération des médecins, pharmaciens et chirurgiensdentistes.
Dans les échanges consacrés à la vie syndicale, le Sames a mis en exergue les difficultés rencontrées par ses camarades dans les 14 zones du Sénégal, tout en validant l’ensemble des points de sa plateforme revendicative. Il a également instruit le Ben de suivre rigoureusement la mise en œuvre du préavis de grève déposé depuis juin 2026.
Ainsi, en terme de ces deux jours de conclave dans la capitale du Ndiambour, le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal exige avec fermeté la reprise sans délai du processus de négociations entre le gouvernement du Sénégal et lui pour aboutir à une concrétisation des accords ; le respect de la dignité et de l’honorabilité du corps médical avec la mise en place d’un statut particulier et l’établissement d’un salaire minimum de base et une pension de retraite acceptables et dignes pour les médecins pharmaciens et chirurgiensdentistes à tous les niveaux ; la mise en place inclusive d’un modèle pour une meilleure absorption des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes dans la fonction publique ; Et enfin, le Comité exécutif national enjoint toutes les instances de base et l’ensemble des camarades à se tenir en ordre de bataille et à demeurer pleinement mobilisés pour la mise en œuvre de son plan d’action imminent. « Tant que notre plateforme revendicative n’aura pas reçu une satisfaction intégrale et définitive, aucune démobilisation ne sera tolérée », a-t-il déclaré.
En se plaçant en état de vigilance, le Sames envoie ainsi un message clair au gouvernement : la réforme de la fonction publique sera suivie de très près et toute atteinte aux acquis des personnels de santé pourrait raviver les tensions sociales dans un secteur déjà confronté à d’importants défis.
Par Idrissa NIASSY



































