Le Front pour la Défense de la République (FDR) veut des concertations immédiates pour plancher sur la tenue des élections locales. Malgré les assurances du ministre de l’intérieur sortant, Me Mouhamadou Bamba Cissé que le scrutin se tiendrait dans les délais prévus, le front estime que le calendrier électoral est aujourd’hui « largement compromis ».
En effet, indique-t-il dans un communiqué dont copie nous est parvenue mercredi : « en application des articles L.247 et L.282 de la loi électorale, le Ministre de l’Intérieur doit fixer la caution au plus tard le 20 août 2026, après concertation avec les acteurs politiques ». « Tout comme en application des articles L.248 et L.283 de la loi électorale, les listes de candidatures aux élections départementales et municipales devraient être déposées entre le 24 et le 29 octobre 2026 ; et les électeurs, en application des articles L.294 du code électoral, convoqués au plus tard le 19 octobre 2026.
Il s’y ajoute qu’en application de l’article L.37 de la loi électorale, une révision ordinaire aurait dû être organisée depuis le 1er février 2026 ou, à défaut, une révision exceptionnelle des listes électorales aurait dû être proposée, concomitamment au décret fixant la date des élections », a rappelé le FDR. Selon la source, « du fait de l’inertie probablement délibérée du gouvernement, il apparaît difficile d’organiser ces élections avant le 17 janvier 2027, date limite prévue par la loi électorale ».
Pourtant, regrette le FDR, « aucune circonstance autre que la volonté politique partisane n’impose le report à une autre période de l’année 2027 ». « La situation actuelle, marquée par une volonté manifeste de nous installer dans un report de fait du scrutin, entretient l’incertitude et la confusion et risque de déboucher sur une prolongation illégale des mandats territoriaux », signale le FDR. Il a, par conséquent, appelé les forces vives de la Nation, les partis politiques, les organisations de la société civile ainsi que l’ensemble des citoyens à exiger l’ouverture immédiate de concertations entre le gouvernement et les acteurs politiques afin de garantir le strict respect du Code électoral et du calendrier électoral. « Il y va de la crédibilité du processus électoral, de la légitimité des institutions territoriales et de la préservation de l’État de droit au Sénégal », affirme le FDR.
Par Dieynaba TANDIANG





































