Les Femmes Leaders du mouvement RASAN, sous la coordination nationale de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue, interpellent le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, sur la situation de leur coordonnatrice, notamment sur la suite du dossier des biens mal acquis sous l’ère Macky Sall.
Elles rappellent dans un communiqué que « Mme Aïssatou Aïda Ndiongue a été l’une des premières femmes au Sénégal poursuivies dans le cadre de la CREI. La Commission d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite a rendu, selon les éléments dont nous disposons, une décision de non-lieu total à son égard ». Par la suite, poursuit la source : « la justice s’est également prononcée sur la restitution de certains de ses biens ».
Pourtant, déplore le Collectif des Femmes Leaders du mouvement RASAN, malgré le dénouement des procédures judiciaires, Mme Ndiongue affirme être toujours confrontée à une situation extrêmement difficile. « Une partie de son argent et certains de ses biens resteraient, selon elle, bloqués », renseigne le communiqué.
Toujours selon le document, ses biens avaient notamment fait l’objet de confiscations, parmi lesquels son argent et ses bijoux. « Si les bijoux lui ont été restitués depuis 2022, elle continue, plusieurs années après, à réclamer la restitution de sommes d’argent qu’elle estime devoir lui revenir conformément aux décisions rendues », signale le collectif.
« Après toutes ces années de procédures, d’attente et d’épreuves, nous estimons qu’une attention particulière doit être accordée à cette situation », estime le Collectif des Femmes Leaders. Par conséquent, lancent-elles : « Nous demandons respectueusement au Président de la République de bien vouloir examiner ce dossier avec humanité, responsabilité et équité, et de veiller, dans le strict respect de l’indépendance de la justice, à ce que les décisions judiciaires définitives soient effectivement exécutées ».
Le Collectif demande ainsi le respect des droits de Mme Aïssatou Aïda Ndiongue ; l’application effective des décisions de justice rendues et la restitution de ce qui lui revient, conformément aux décisions judiciaires.
Par Dieynaba TANDIANG





































