Le Directeur général de la Jeunesse, au ministère de la Jeunesse et des Sports, Alassane Diallo, a appelé les jeunes Sénégalais à investir massivement les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’agroalimentaire. À l’occasion du lancement du chapitre national de la jeunesse consacré aux systèmes alimentaires, il a plaidé pour une jeunesse « actrice majeure » de la transformation économique et de la souveraineté alimentaire du pays.
La jeunesse sénégalaise doit désormais passer du statut de bénéficiaire à celui d’acteur de premier plan de la transformation du pays. C’est le message fort porté par le Directeur général de la Jeunesse, au ministère de la Jeunesse et des Sports, Alassane Diallo, lors du lancement officiel du chapitre national de la jeunesse consacré à la transformation des systèmes alimentaires (World Food Forum) axé sur le thème « Engager la jeunesse sénégalaise dans la transformation durable et inclusive des systèmes alimentaires ».
S’exprimant au nom de la ministre de la Jeunesse et des Sports, empêchée, le responsable a salué une initiative qui intervient, selon lui, à un moment stratégique pour le Sénégal. « Notre pays doit plus que jamais mobiliser toutes ses forces vives pour construire une économie plus productive, plus résiliente et davantage créatrice d’opportunités pour sa jeunesse », a-t-il souligné. Pour M. Diallo, la transformation des systèmes alimentaires s’inscrit pleinement dans les ambitions de la Vision Sénégal 2050.
La souveraineté alimentaire, a-t-il insisté, ne saurait se réduire à une augmentation des volumes de production. Elle suppose la mise en place d’un système alimentaire « plus productif, plus moderne, plus résilient et plus durable », capable de valoriser les ressources, les territoires et les productions nationales. Elle passe également par le développement de la transformation agroalimentaire, la réduction des pertes, l’amélioration de l’accès aux marchés et le renforcement des chaînes de valeur. Dans cette perspective, l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’agroalimentaire doivent cesser d’être perçus comme des secteurs réservés à quelques-uns. Ils constituent, selon le Directeur général de la Jeunesse, « de véritables réservoirs d’emplois, d’entrepreneuriat et d’innovation pour les jeunes ».
Le Sénégal dispose d’un atout majeur : sa jeunesse. Mais pour Alassane Diallo, cette force démographique doit impérativement être transformée en force productive, entrepreneuriale et innovante. « Nous devons transformer cette force démographique en force productive, entrepreneuriale et innovante », a-t-il martelé, appelant à mieux accompagner les jeunes déjà engagés dans la production, la transformation, la commercialisation, le numérique et les services liés aux chaînes de valeur alimentaires.
Alassane Diallo a également annoncé l’installation prochaine du Conseil consultatif des jeunes du Sénégal par le président de la République. Il a salué l’élection de son nouveau président, issue d’un processus présenté comme démocratique et inclusif. Cette instance doit permettre de mieux intégrer la voix des jeunes dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques qui les concernent. Le chapitre national de la jeunesse doit, à ses yeux, dépasser le simple cadre des rencontres et des échanges. Alassane Diallo veut en faire une véritable plateforme d’action, capable de connecter les jeunes aux institutions publiques, au secteur privé, à la recherche, à la société civile et aux partenaires techniques et financiers.
Prenant la parole à cette cérémonie de lancement officiel du Chapitre national jeunesse du World Food Forum (Wff), Madame Bintia Stephen Tchicaya, a fait savoir que cette initiative a été créée pour donner aux jeunes les moyens d’agir en tant qu’acteurs clés de systèmes agroalimentaires plus durables, résilients et inclusifs. Pour elle, l’avenir de notre planète appartient aux jeunes et que leur engagement est essentiel à la transformation de nos systèmes agroalimentaires. « Dans les pays, les chapitres de jeunes sont au cœur de cette démarche, offrant un espace de dialogue, de collaboration et d’action », a déclaré Madame Tchicaya.
Avant d’ajouter : « le Chapitre national de Jeunesse apportera un concours dans cet écosystème en qualité de Référant de la Fao et ses partenaires, main dans la main, pour concevoir et mettre en œuvre des solutions innovantes pour des systèmes alimentaires plus résilients et équitables, mais aussi pour que la voix des jeunes soient entendues dans les instances décisionnelles ».
Abondant dans le même sens, Ibrahima Sakho, Coordonnateur national du Chapitre national jeunesse du Wff, a fait part qu’aux regards des défis auxquels notre pays est confronté, notamment sur le plan alimentaire, climatique et pour sa population majoritairement jeune et sans emploi, il devient nécessaire que toute les couches de la société puissent être mobilisées aux côtés des autorités publiques pour faire face. « Cette initiative du Chapitre national vient donc à point nommé, offrir ce cadre de mobilisation et d’engagement aux jeunes pour la transformation des systèmes agroalimentaires », explique-t-il.
Par Idrissa NIASSY



































