Le SEN prend acte de l’accord trouvé entre le Sénégal et le Fonds Monétaire International (FMI), (…) après plus de deux années de « tergiversations », « d’affabulations » et de « gestion erratique » des finances publiques.
Cependant, il exige du gouvernement de faire œuvre de transparence sur le Plan de Traitement de la Dette du Sénégal (PTDS) et de surseoir à toute mesure d’austérité vis-à-vis des populations déjà très touchées par plus de deux années de gestion « scandaleuse », à travers notamment le Plan de Redressement Économique et Social (PRES) « dont l’échec est unanimement constaté ».
Dans le communiqué dont copie nous est parvenue ce jeudi, le SEN de l’APR a saisi l’occasion pour régler ses comptes avec le régime a accusé le gouvernement de Macky Sall d’avoir caché la dette réelle de l’Etat du Sénégal. « Cet accord confirme que la rengaine souverainiste ne saurait tenir lieu de politique économique et de gestion sérieuse de l’État », crache l’APR dans le document.
Le Parti espère, par ailleurs, que l’accord avec le FMI permette de rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, de réduire les vulnérabilités budgétaires, d’accroître les dépenses sociales et de soutenir une croissance durable tirée par le secteur privé.
Pour l’APR, le retour du FMI survient à un moment où le débat sur la « dette cachée » « est définitivement enterré par ses théoriciens et le pouvoir politique ». « Ce qui, manifestement, démontre qu’elle n’était qu’une construction politicienne bien plus qu’une réalité économique ».
Toujours selon le communiqué, l’APR conteste une nouvelle fois le chiffre évoqué d’une dette de 132% du PIB et continue d’exiger la publication du rapport de l’IGF, du Rapport provisoire de la Cour des Compte et du Rapport Mazars.
« Tout en se félicitant du rétablissement des Bourses de sécurité familiale initiées en 2013 par le régime Benno Bokk Yaakar, et suspendues depuis 2024 par le pouvoir actuel, l’APR attire l’attention des populations sur la supercherie en cours », indique la source. Pour le SEN de l’APR, « Les Bourses ne sauraient être une alternative à la suppression des subventions, notamment sur l’énergie, et ainsi devenir un mécanisme par lequel le gouvernement retire d’une main ce qu’il donne par l’autre ».
Il estime que le pouvoir n’a plus aucun prétexte et doit s’atteler au travail pour transformer qualitativement la vie des Sénégalais dont le quotidien depuis deux ans et demi est fait de précarité et de privation.
« L’accord avec le FMI doit amener le gouvernement à insuffler une nouvelle dynamique de relance économique, par le lancement de grands projets d’infrastructures routières, énergétiques, universitaires hospitalières, etc. et la mise en œuvre d’une politique sociale ambitieuse et efficace afin de restaurer la crédibilité du Sénégal et de poursuivre la stratégie vers l’émergence définitive.
Par Dieynaba TANDIANG



































