La ministre de la Pêche Amy Mara s’est rendue lundi à Touba en prélude du Grand Magal pour s’enquérir de l’approvisionnement en poissons. Une occasion pour elle d’exprimer son souhait de hisser le marché au poisson de Touba à la hauteur ladite ville sainte.
Dans une démarche empreinte de respect des traditions, le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime Mme Dièye Amy Mara a rendu visite au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké ce 20 juillet 2026. Le guide religieux a exprimé sa satisfaction quant à cette visite et a réitéré son soutien pour l’amélioration du secteur des pêches, secteur clé de l’économie sénégalaise. Il est revenu largement sur les liens entre les familles Niassène de Médina Baye et Mouridisme. Considérant Mme Dièye Amy Mara comme sa propre fille, le Khalif a formulé des prières et se dit prêt à l’accompagner dans sa mission pour le bien être du secteur de la pêche et de l’économie maritime.
Le Ministre et sa forte délégation ont également rendu visite à Sokhna Bali Mbacké épouse du Khalif et Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké le porte-parole de la confrérie Mouride.
Auparavant, la Ministre s’est rendue au marché central au poisson de Touba, plus grand centre de mareyage du Sénégal. Une descente sur le terrain qui a permis de prendre la pleine mesure des difficultés qui plombent ce site stratégique pour l’approvisionnement du pays en poisson.
Le ministre souhaite un marché aux poissons à la dimension de Touba.
Chaque jour, des dizaines de camions déversent jusqu’à 60 tonnes de poissons sur ce marché tentaculaire. Pourtant, derrière ces chiffres impressionnants, les mareyeurs tirent la sonnette d’alarme. Leurs griefs ? Une longue liste, aussi longue que la file des camions qui peinent à accéder au site.
Premier problème, et non des moindres : l’état dégradé de la route menant au marché. Un véritable calvaire pour les transporteurs, qui voient leur précieuse cargaison subir les affres d’une chaussée défoncée, rallongeant des trajets déjà éprouvants. À cela s’ajoutent des chambres froides insuffisantes et vétustes, incapables de garantir une conservation optimale des produits halieutiques dans un pays où la chaleur ne fait aucun cadeau. Sans oublier les problèmes d’insécurité récurrents qui viennent ajouter à la précarité du quotidien des travailleurs. Le représentant du maire de Touba, présent lors de la visite, n’a pas mâché ses mots. Il a confirmé la précarité des conditions de travail et plaidé pour une intervention urgente de l’État.
Très sensible aux problèmes des acteurs et face à ce tableau peu reluisant, le Ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Mme Amy Mara a promis de ne pas en rester là. « Je vais discuter avec mes services afin de trouver des réponses concrètes à vos préoccupations dès mon retour à Dakar », a-t-elle déclaré.
Par Massaër DIA





































