Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a souhaité, mardi, à Dakar, l’instauration d’un pacte national de souveraineté alimentaire fondé sur la science, la technologie et l’innovation, auquel seront associés le secteur privé, les chercheurs et les agriculteurs.
« J’appelle à un pacte national de souveraineté alimentaire fondé sur la science, la technologie, l’innovation, la responsabilité et l’action concertée de l’État avec le secteur privé, les chercheurs et les producteurs », a-t-il affirmé, considérant que l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS) sera un « pilier » de la réalisation de cette ambition. M. Faye intervenait à une séance solennelle de l’ANSTS consacrée à la souveraineté alimentaire et à la « sécurité nutritionnelle ». « Ensemble, nous avons la responsabilité de transformer les vulnérabilités d’aujourd’hui en opportunités de demain et de promouvoir un Sénégal nourricier dans la souveraineté, la prospérité et la dignité », a-t-il dit aux membres de l’académie de sciences et de techniques. « La souveraineté, qu’elle soit alimentaire ou de toute autre nature, ne se décrète pas », a-t-il précisé, ajoutant qu’« elle se construit méthodiquement, sur la base de piliers essentiels ».
Le chef de l’État est d’avis que « la stratégie nationale de souveraineté alimentaire doit étroitement reposer sur la valorisation et l’optimisation des progrès […] de la science, de la technologie et de l’innovation ». « Au fil de ses travaux et des décennies, elle a su maintenir une parole scientifique indépendante, constructive, rigoureuse et responsable, au service du développement intégral et durable du Sénégal », a ajouté Bassirou Diomaye Faye en parlant de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal.
Il souhaite que les scientifiques sénégalais vivant à l’étranger contribuent davantage à cet « effort national » de l’ANSTS. « Nous appelons de nos vœux le renforcement des partenariats scientifiques et technologiques avec les académies africaines et internationales, afin d’accélérer et de mutualiser les connaissances et les innovations adaptées à nos réalités », a dit le président de la République.
Moctar Touré, le président de l’ANSTS, rappelle que les académies scientifiques sont « des espaces de liberté intellectuelle, de dialogue interdisciplinaire et d’expertise indépendante ». « Elles ne gouvernent pas, elles ne se substituent ni aux universités ni aux centres de recherche […] Elles fédèrent les compétences, mettent les savoirs en perspective et anticipent les mutations », a ajouté M. Touré. « Nous allons mobiliser les compétences nationales et celles [des Sénégalais vivant à l’étranger], fédérer l’écosystème scientifique, contribuer à l’évaluation des politiques publiques et offrir à l’État une capacité permanente de protection et de défense scientifique », a assuré le président de l’ANSTS.
Avec APS





































