Qui sait comment un coup d’état pourrait être démocratique ?
Il faut rappeler et admettre que le parti PASTEF a porté un combat politique teinté de violence et de sang. À ce jour, les responsabilités sur cette situation n’ont toujours pas été établies. En tout état de cause, ces soubresauts n’ont jamais empêché nos institutions de fonctionner et d’imposer le processus électoral jusqu’à son terme. C’est ainsi que le Candidat Bassirou Diomaye FAYE est devenu le 5ème Président de la République du Sénégal.
Qui l’a désigné candidat ?
Qui l’a élu Président ?
Nous tous pensions que c’est son ancien mentor politique qui l’avait désigné comme candidat, mais celui-ci , à travers une de ses récentes sorties, a donné raison à tous ceux qui contestaient cette assertion. En effet, il a affirmé ne l’avoir jamais désigné de gaieté de coeur (Sic !). Finalement, Dieu reste le Seul Maître du jeu. D’ailleurs le Président Macky SALL ne se demandait-il pas comment Bassirou Diomaye Faye a fait pour obtenir la validation de sa candidature ? C’est dans ce sillage divin qu’il faut placer son élection au 1er tour, même si tout cela reste adossé sur des considérations cartésiennes socio-politiques.
Une fois au pouvoir, le Président guidé par le « ngor » décide de faire la part belle à son ancien Premier ministre sur toutes les décisions relatives à la bonne marche du pays. Malheureusement, celui-ci, au lieu d’en faire une bonne utilisation, en a usé et abusé au gré de ses humeurs et tentatives de règlements de comptes personnels.
Qui ne se souvient pas du comportement irresponsable et irrespectueux du Premier Ministre et du Président de l’Assemblée Nationale sortants, vis à vis du peuple et de l’institution qu’incarne le Président de la République, lors de la rentrée solennelle des Cours et Tribunaux tenue le jeudi 16 janvier 2025 ? Ce jour doit être considéré comme le symbole du manque de respect d’un homme envers son prochain, hors institution.
Bref, cet acte n’était qu’un maillon de la chaine de défiance, d’humiliation et de sabotage qu’allait subir le Président de la République dans l’exercice de ses fonctions
Alors est venue l’heure des choix entre une République qui avance avec des institutions solides et respectées ou une République bananière. Le Président a choisi la première option, celle-là sur laquelle s’est toujours appuyé le peuple pour désigner librement ses dirigeants. Sous ce rapport, il a donc décidé de suivre son propre chemin, tout en s’armant, dans la paix, de tous les leviers qui caractérisent le jeu politico-démocratique. À l’heure du bilan, le peuple mature, aguerri et souverain prendra toutes ses responsabilités.
En attendant, malgré les propositions de lois et autres actes démagogiques imposés comme leitmotiv de notre débat public, en lieu et place de celui sur le développement, les institutions garantes de notre démocratie, fonctionnent normalement. Ceux qui ne s’y retrouvent pas, peuvent continuer à ruminer leur colère et à mettre les bâtons dans les roues des fondements de notre République.
S’il existe une forme de coup d’état démocratique, c’est dans leur camp que cela se mijote, mais pas ailleurs. Haro sur les thuriféraires du supposé messie.
Samba NDIAYE
Ingénieur d’Etat en Génie Civil
Titulaire du Desag/Cesag
Membre de KIIRAAY



































