L’étudiant Abdoulaye Ba n’a pas été battu à mort par les forces de l’ordre, comme le laisse penser certains commentaires dans l’opinion publique. Le procureur de la République est formel : « Abdoulaye Ba est bel et bien l’étudiant qui a sauté du quatrième étage du pavillon F et qui malheureusement a atterri sur l’asphalte. Ce qui explique les dommages et autres dégâts constatés par le médecin légiste sur le corps de ce jeune étudiant ».
Le procureur Ibrahima Ndoye a tenu ce mardi 17 février 2026 une conférence de presse, pour donner son interprétation des conclusions du rapport d’autopsie. Il a, à cet effet, expliqué qu’aucun élément dans ledit rapport ne permet de prouver que l’étudiant en médecine qui a succombé à ses blessures a été tabassé. « Rien ne permet d’établir ou d’affirmer qu’il a été battu, ni les résultats d’expertise médicale parce que le choc traumatique ayant provoqué le décès a eu pour origine et pour cause la chute », dit-il,
soulignant que les enquêtes menées par les commissaires de la Division d’investigation criminelle (DIC) et de la Sûreté urbaine auprès de ses camarades de chambres ont permis d’étayer cette hypothèse. « Certains camarades de chambre d’Abdoulaye Ba ont formellement, déclaré n’avoir pas été battus encore moins brutalisés par des hommes de tenue, des forces de défense et sécurité, qu’ils n’ont même pas vues », a confié le maître des poursuites.
En effet, explique Ibrahima Ndoye, les différentes auditions recueillies auprès des étudiants, des agents de sécurité du Centre des œuvres universitaire (COUD), des gradés de la police et de l’exploitations des iimages collectées ont pu concourir à retenir cette « thèse irréfutable ». « Les éléments de l’enquête disponibles ne permettent pas de corroborer l’hypothèse ou la rumeur, selon laquelle, des violences ont été exercées sur la personne de Abdoulaye Ba », a affirmé le chef du parquet de Dakar. Ce qui L’amène à réitérer : «Abdoulaye Bâ n’a pas été torturé, il n’a pas été battu parce qu’il n’y a jamais eu de contact entre lui et les forces de l’ordre. Sa mort résulte d’une chute du 4e étage et il a atterri sur l’asphalte ».
Ce qui s’est passé dans le couloir du 4e étage du pavillon F
Revenant sur les circonstances de la mort d’Abdoulaye Ba, tel que révélées par les premiers éléments de l’enquête, le procureur de faire savoir que « le feu aurait été intentionnellement déclaré dans ce pavillon, notamment dans la chambre 85. « L’écran de fumée et le feu qui s’était déclaré à la chambre numéro 85 du Pavillon F empêchaient toute possibilité d’entrer dans le couloir de ce pavillon de sorte que les étudiants qui étaient dans cette chambre n°83 où logeait le défunt Abdoulaye Ba n’avaient d’autre possibilité que de passer par la fenêtre. Certains des camarades du défunt étudiant ont eu des entorses et des fractures, alors que lui, en voulant sauter, il a raté une des marches et est tombé sur le côté gauche », explique-t-il.
Il a ajouté que « parce que l’issue de secours qui devait leur permettre de se tirer d’affaires et de sauver ce qui pouvait l’être, était scellée sur instruction de certaines responsables du Coud », contraignant les étudiants à fuir, car au bord de l’asphyxie à cause de la fumée.
Dès lors, le parquet écarte l’hypothèse de l’homicide volontaire.
Par Dieynaba TANDIANG






























