La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), dans son document « Point mensuel de conjoncture-Février 2026 », note une baisse de 11,6 milliards des importations en février 2026.
« Concernant les importations de biens, en février 2026, elles sont évaluées à 513,2 milliards contre 524,8 milliards en janvier 2026, en baisse de 11,6 milliards. Cette réduction est le résultat du repli des commandes extérieures d’autres produits pétroliers (-23,8 milliards), de froment et méteil (-8,2 milliards), du riz (-6,9 milliards) et des machines, matériel transport et pièces détachées (-6,6 milliards). Cette dynamique a été, toutefois, atténuée par la hausse des achats à l’étranger d’huiles brutes de pétrole (+39,7 milliards) », note la Dpee.
D’après la Dpee, en glissement annuel, les importations de biens ont progressé de 1,1% (+5,6 milliards) pour s’établir à 513,2 milliards. Et cette progression est en relation, principalement, avec l’accroissement des achats à l’extérieur d’huiles brutes de pétrole (+27,9 milliards), de véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles (+5,5 milliards) et de produits pharmaceutiques (+4,8 milliards).
Augmentation de 17,0% dans la zone UEMOA
« Dans la zone UEMOA, au cours du mois de février 2026, les importations de biens ont augmenté de 17,0% (+1,7 milliards) pour se stabiliser à 11,7 milliards, comparé au mois précédent. Elles représentent 1,9% de la valeur totale des importations de biens, soit la même part comparée au mois précédent. La Côte d’Ivoire demeure le premier fournisseur du Sénégal, au sein de l’Union, avec une part estimée à 77,1% contre 75,4% un mois plus tôt. Les principaux produits achetés chez ce partenaire sont, entre autres, les autres produits pétroliers (22,3%), le tabac brut et fabrique (8,0%) et les fruits et légumes comestibles (5,5%) », précise la Dpee.
Hausse des exportations
« Durant le mois de février 2026, les exportations de biens du Sénégal sont ressorties à 453,1 milliards contre 412,6 milliards un mois auparavant. Cette progression des ventes à l’exportation de biens est principalement attribuable à l’accroissement des expéditions d’or brut (+20,5 milliards), d’huiles brutes de pétrole (+7,2 milliards), de ciment hydraulique (+4,5 milliards) et, dans une moindre mesure, de titane (+3,4 milliards). En revanche, les exportations d’acide phosphorique (-11,9 milliards), de produits pétroliers (-7,0 milliards) et de « préparations de soupes, potages et bouillons » (- 9,3 milliards) se sont repliées », note la Dpee.
Toujours d’après la source, hors exportations issues des projets de Sangomar et de GTA, les exportations sont évaluées à 297,8 milliards contre 263,1 milliards en janvier 2026. Et au cours du mois sous revue, comparé au mois précédent, le montant des exportations de biens reflète surtout l’influence dominante de l’or non monétaire (30,9% contre 26,7% le mois précédent), des produits pétroliers (20,0% contre 24,9%), des produits halieutiques (9,3% contre 10,2%) et du ciment hydraulique (5,0% contre 3,8%) .
« En glissement annuel, les exportations de biens du Sénégal ont diminué de 23,4% (-138,6 milliards) pour s’établir à 453,1 milliards. Cette contraction est expliquée par la chute des ventes extérieures d’huiles brutes de pétrole (-160,8 milliards) et d’acide phosphorique (-24,9 milliards). La contreperformance des exportations de biens a été atténuée par l’augmentation des expéditions de produits pétroliers (+19,4 milliards), de produits arachidiers (+13,6 milliards) et, dans une moindre mesure, d’or brut (+7,6 milliards) », renseigne la source.
Toujours d’après la source, hors exportations issues des projets de Sangomar et de GTA, en février 2026, les exportations sont estimées à 297,8 milliards contre 263,1 milliards à la même période de 2025. Et entre février et janvier 2026, cette valeur s’explique, essentiellement, par la contribution de l’or non monétaire (30,9% contre 28,8%), des produits pétroliers (20,0% contre 13,5%), des produits halieutiques (9,3% contre 9,0%) et du ciment hydraulique (5,0% contre 2,8%).
« Dans l’espace UEMOA, sur la période sous-revue, les exportations de biens du Sénégal se sont situées à 85,1 milliards contre 91,6 milliards le mois précédent. Elles ont représenté 18,8% du montant total des ventes extérieures de biens, soit un recul de 3,4 points de pourcentage. Au sein de l’Union, le Mali demeure le premier client du Sénégal, avec une part de 64,2% contre 78,8% un mois auparavant. Les principaux biens exportés vers ce partenaire sont les produits pétroliers (35,8% contre 53,2% en janvier 2026) », note la source.
Excédent de la balance commerciale
La Dpee souligne qu’en février 2026, la balance commerciale du Sénégal a affiché un excédent de 15,0 milliards, après un déficit de 49,2 milliards enregistré en janvier 2026. Cette amélioration a résulté d’une augmentation des exportations de biens (+40,5 milliards) combinée à une baisse des importations de biens (-11,6 milliards). Et par conséquent, le taux de couverture des importations par les exportations s’est établi à 100,3%, contre 89,3% au mois précédent.
« Hors exportations issues des projets de Sangomar et Grand Tortue Ahmeyim (GTA), en février 2026, la balance commerciale demeure déficitaire de 153,8 milliards, contre un déficit de 198,8 milliards en janvier 2026. Cette atténuation est attribuable à une légère hausse des exportations de biens (+34,8 milliards) associée à une baisse des importations de biens (-11,6 milliards). Ainsi, au cours de cette période, le taux de couverture des importations par les exportations (hors pétrole et gaz) s’est amélioré de 9,0 points de pourcentage pour se situer à 65,9% », précise la source.
Par Massaër DIA






































