Suite aux informations faisant état du rejet, par le collectif des anciens détenus, d’une invitation à rencontrer le Chef de l’Etat Bassirou Diomaye Faye, l’ex détenu Assane Dramé s’inscrit en faux. Dans un message partagé sur le réseau social Facebook, il invite les anciens détenus à rencontrer le Président de la République. L’ancien détenu affirme que c’est le CODEPS qui serait même à l’origine de cette audience. « Nous avions en effet demandé une audience au Président de la République et s’il valide cette audience, nous irons le rencontrer.
Assane Dramé a tenu à rappeler que le CODEPS est une structure apolitique. « Nous avons demandé cette audience afin de plaider les doléances de nos frères qui sont dans des situations graves. La situation de ces anciens détenus doit réveiller le sens de la responsabilité et de l’humanisme de tout un chacun », plaide-t-il.
Il a toutefois précisé : « nous sommes des personnes animées de conviction et ce n’est pas rencontrer Diomaye qui va entamer nos convictions ». « Si toutefois le Président de la République donne suite à notre demande d’audience, Nous irons présenter des doléances d’anciens détenus qui sont en état d’urgence et dans une situation de précarité à cause des séquelles qu’ils ont eu en prison. On n’ira pas pour défendre des intérêts personnels, nous y allons pour nos frères qui sont peinent à se prendre en charge », a laissé entendre M. Dramé.
Dans un article publié par nos confrères de seneweb, le Collectif des détenus politiques du Sénégal (CODEPS) a annoncé qu’il ne participera à aucune rencontre avec le président de la République, estimant que les conditions ne sont pas réunies pour un dialogue sincère autour des événements de 2021 à 2024. Le Collectif a annoncé qu’aucun de ses membres n’est habilité à parler en son nom. « Dans un communiqué officiel, il justifie sa position par l’absence de garanties suffisantes pour faire éclater la vérité, rendre justice aux victimes et assurer une réparation jugée digne après les événements politiques et sociaux survenus entre 2021 et 2024. Le collectif insiste également sur le fait qu’aucun de ses membres n’a été mandaté pour le représenter dans le cadre d’éventuels échanges avec les autorités de l’État. « Toute participation individuelle ne saurait engager le CODEPS », souligne le communiqué du collectif, repris par nos confrères de seneweb.
Par Dieynaba TANDIANG






































