Malgré le retour à la normale des données sanitaires nationales pour l’années 2025 et le premier trimestre 2026, dix régions du Sénégal restent en effet classées en « Jaune », signe que des insuffisances persistent dans la complétude, la qualité ou la transmission des données. Ce qui signifie que le système d’information sanitaire n’a pas encore atteint un niveau optimal de performance sur tout le territoire.
Par Idrissa NIASSY
Si le pays a globalement rattrapé son retard, des disparités régionales demeurent et nécessitent un accompagnement renforcé pour parvenir à une performance homogène du système d’information sanitaire. Il s’agit des régions de Louga, Matam, Tambacounda, Kédougou, Sédhiou, Ziguinchor, Dakar, Thiès, Diourbel et Fatick.
La région qui sort du lot, en termes de performance et qui se maintient toujours, c’est la région de Saint-Louis, qui, depuis la rétention des données sanitaires en 2023, a pu garder le cap, avec un taux de complétude pour 2026 de 94,47 % pour un score de 106,13. En deuxième position, arrive la région de Fatick suivie de Kaolack. Bien que des éléments montrent qu’il y a encore une rétention partielle au niveau de ces deux régions. À cette période toutes les régions étaient dans la zone rouge. En plus de Saint-Louis, pour 2025 et le premier trimestre de 2026, les directions régionales de la santé de Kaffrine et Kolda ont mis en œuvre des efforts considérables qui leur ont permis de se maintenir debout. Par contre, Sédhiou et Kédougou, restent les régions les moins performantes sur la période 2025 toute l’année et sur la période aussi du premier trimestre de 2026.
Cette amélioration constitue une étape importante pour le système national d’information sanitaire, en permettant aux décideurs de disposer d’indicateurs plus fiables pour orienter les politiques publiques. Toutefois, les responsables du secteur insistent sur la nécessité de consolider ces acquis afin d’éviter tout nouveau retard dans la transmission des données et de garantir une information sanitaire de qualité. Raison pour laquelle, les autorités sanitaires appellent ainsi à poursuivre les efforts afin d’améliorer durablement la qualité, la complétude et la promptitude des données, lors de la présentation de l’analyse des données sanitaires à la Journée nationale de partage des performances en matière de gestion des données sanitaires.
Selon l’analyse, il y a des disparités de région en région. Car, une région peut être performante, mais à l’intérieur d’elle-même, il peut avoir des contre-performances. Mais, ce qui est à saluer dans cette étude, c’est que la région qui a eu la meilleure performance, en l’occurrence Saint-Louis, où la qualité des districts sanitaires de la région ont aussi eu de bonnes performances. L’analyse faite sur l’ensemble des 119 districts du pays, montre que 49,4 % des districts sont au vert, 32,9 % sont au jaune et 7,7 % des districts sont au rouge. Il s’agit de Matam, Bounkiling, Goudomp, Kédougou, Salémata, Passy, Diourbel, Mbacké, Tivaouane, Kébémer, Sakal, Dakar-nord, Dakar-sud et Keur Massar. Au niveau stratégique, des solutions sont en train d’être trouvées avec l’ensemble des directions générales pour les accompagner à mettre en œuvre un Plan d’accompagnement afin de leur permettre d’améliorer la disponibilité des données de qualité.
Pour le top 10 des districts les plus performants par rapport au premier trimestre de 2026, il y a Dagana, c’est Kidira, Tchilong, c’est Mékhé, Darou moukhti, Niague, Joal-Fadiouth, Kanel, Bouyana et Vélingara. Une première analyse est faite, en tenant compte des directions régionales de la santé, et une deuxième analyse tenant compte des districts sanitaires, où des efforts considérables ont été faits au niveau de certains postes de santé qui se sont retrouvés avec une complétude à 100 %, zéro erreur de saisie, zéro incohérence, comme le poste de santé de Afia dans le district sanitaire de Tambacounda, Abattoir dans la région de Kaolack, un dans le district de Kidira et Fanaye dans le district de Podor.






































